l'histoire du drapeau

Une histoire de drapeau

Je possédais un vieil article de journal, retrouvé dans quelques documents de mon père, qui précisait que les « Anciens du camp de Rawa-Ruska », réunis en assemblée générale à Séné, Morbihan, avaient reçu leur drapeau. Je pense, par recoupements, que cet article devait dater de 1977.

Je me suis donc mise à la recherche de ce drapeau en 2013, sachant que le dernier président de l’association du Morbihan s’appelait Pierre Jarno, et qu’il avait habité Camors.

Les démarches auprès de la préfecture, de la sous-préfecture, du conseil général, de l’ONAC ayant été vaines, je me tourne, en désespoir de cause, vers la mairie de Camors. Et là, oh ! Surprise, j’apprends que le drapeau se trouve quelque part dans une pièce de la mairie ! Le dernier président l’avait remis à la mairie de son lieu d’habitation. Inutile de vous dire que j’étais folle de joie ! *

Aussitôt je conviens, avec Madame Desjardins, Maire de Camors, d’un rendez-vous pour le récupérer le 9 juillet 2013.

Finalement, il est décidé que le drapeau me serait remis au cours d’une petite cérémonie à Camors le 05 octobre 2013. Etaient présents à cette cérémonie, Madame Le Maire de Camors et des conseillers municipaux, plusieurs adhérents de l’association dont la Présidente Viviane Kervinio, Yolande Fournier, Guy et Madeleine Le Coq, Roland et Monique Géhanno Madame Matheus épouse du correspondant du Souvenir Français à Pluvigner. La fille et la petite-fille de Pierre Jarno étaient également présentes, ainsi que des représentants de l’ANTTRN (Association Nationale des Titulaires du Titre de Reconnaissance de la Nation), association amie et fidèle.

Nous avons évoqué la captivité de Pierre Jarno, présenté l’association « Ceux de Rawa-Ruska et leurs descendants ». Le verre de l’amitié était offert par la mairie de Camors, moment joyeux et amical.

Désormais, je porte fièrement ce drapeau dans les cérémonies patriotiques, en Morbihan et ailleurs en Bretagne, mais aussi lors du congrès à Paris, à l’Arc de Triomphe, et même en Ukraine sur les lieux du souvenir du camp de Rawa-Ruska. Parce que, pour moi, commémorer c’est rendre hommage à ceux qui se sont battus pour une cause plus importante que leur propre vie : la Liberté.

Marie-Thérèse Guyodo